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Cette semaine je vous propose de découvrir une forme contemporaine de la Dabkeh, une institution culturelle ancestrale qui perdure encore au Moyen-Orient.

La proposition s’ouvre sur le titre « Nous sommes » de Tim Dub, dès lors le ton est donné. Une anaphore qui fera sens tout au long du spectacle. Durant 26 minutes, la compagnie Emka, sous la houlette du chorégraphe Mehdi Kerkouche, revisitera dans une danse épurée et stylisée, la Dabké/Dabkeh, dans un décor ressemblant à une friche industrielle.

Puissante et festive, cette danse traditionnelle du Moyen-Orient est un héritage encore présent dans n’importe quelle circonstance festive. Le « Nous » se révèle élément fondateur d’une identité collective, parfois aux prises avec des individualités qui souhaitent se distinguer. Il est donc question d’unité, d’une synergie de groupe mise à l’épreuve par la tentative d’exister seul. On se cherche, on se dévisage, on s’écarte de l’autre, on file à contre sens. L’instant d’après on propose, on reproduit le mouvement, et l’on se trouve enfin. Puis le cycle reprend, un membre se détache, c’est l’exclusion puis la réintégration au « nous ».

UN FINAL FLAMBOYANT

Les cinq dernières minutes nous offriront une danse mêlant jeu de mains, frappes et cris, chacun devenant à son tour le « râs », le chef de file. Dans la tradition, ce dernier est légitimement autorisé à pouvoir évoluer seul, en faisant les mouvements qu’il souhaite sans pour autant se dérober à la musique qui le guide. Un hip-hop folklorique se met en place, complété par des gestes incisifs presque robotisés. Le groupe exulte, rappelant la victoire que célébraient jadis les guerriers par cette danse expressive. L’ennui n’a pas sa place ici puisque les changements de rythme, de luminosité et de comportements s’enchaînent avec brio, faisant oublier le temps qui s’écoule.

L’interprétation contemporaine choisie par le chorégraphe ne serait-elle pas simplement le miroir de la condition humaine ?

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